vendredi 25 janvier 2008

“La petite-enfance est à reconstruire à Saint-André”

Après avoir dénoncé le “club des petits copains” de la Cirest (notre édition du 18 janvier), le candidat socialiste à la mairie et aux cantonales de Saint-André, Emmanuel Sériacaroupin, a dressé hier un portrait au vitriol de la situation de la petite enfance dans la commune.

“Depuis 38 ans, la mairie n’a pas été en mesure d’offrir aux familles des conditions d’accueil pour prendre en charges leurs enfants”. Cela alors que “mille naissances sont enregistrées chaque année à Saint-André et que 1 500 demandes sont toujours dans l’attente d’une place. Actuellement, seulement 40 enfants sont accueillis en crèche et environ 300 en garderie”. La preuve d’une “vision étroite” de la majorité, qu’il compte démontrer par deux exemples. “Alors qu’après trois ans de travaux, le chantier de transformation en crèche de l’ancienne cuisine centrale est enfin terminé, depuis septembre, la mairie attend toujours l’agrément du conseil général. Alors le personnel attend”, dénonce t-il. Une situation “grave”, alors que, selon lui, l’agrément pourrait ne pas être accordé “par manque de personnel suffisant”.

“12 CDD d’un an”

Deuxième argument : une mauvaise gestion du personnel. En présentant dans la foulée le cas de Josiane Boyer, auxiliaire de puériculture diplômée et mère de trois enfants, dont le contrat ne fut pas renouvelé en 2003 “après douze de CDD d’un an”. Depuis, cette dernière se bat pour être réintégrée. Pour prouver ses compétences, elle présente notamment le courrier envoyé par sa directrice de l’époque qui avait pris sa défense en la citant comme un “très bon agent”. Elle avait d’ailleurs à plusieurs reprises remplacé cette dernière lors de ses absences. Bonne nouvelle pour elle : la décision du 22 octobre dernier de la Cour administrative d’appel de Bordeaux d’annuler la décision de la mairie, qui devra statuer de nouveau sur la demande de renouvellement dans un délai de deux mois. “Mais on ne m’a toujours rien proposé”, affirme la mère de famille. Le candidat socialiste avance ses propositions : augmenter la capacité d’accueil en collectif de 300 à 1 300 places et diversifier les modes d’accueil : crèches collectives, crèches parentales, haltes-garderies. Le chef de file du PS local souhaite par ailleurs encourager la création de crèches associatives et former des professionnels de la petite enfance, “150 pour le rattrapage et 25 pour faire face aux besoins annuels”.