Ils n'ont pas oublié les promesses faites par le sénateur-maire de Saint André.
Trois agents précaires, issus d'établissements saint-andréens, se souviennent d'une entrevue il y a quelques semaines : l'élu leur avait promis qu'il leur trouverait un emploi dans sa mairie. “Qu'il tienne sa promesse !” tonnait hier Christian Picard, secrétaire départemental de la FSU. Jean-Marie Virapoullé, colistier et fils du précédent, a tenté maladroitement d'argumenter : “Si votre combat, c'est d'assurer la pérennisation des emplois dans l'établissement, il ne faut pas nous demander de vous intégrer. Ce serait un constat d'échec.” La parade a déplu au syndicaliste. “Bien sûr qu'on veut rester dans les établissements : on ne se bat pas pour la précarité ! Eux, les précaires, ils veulent travailler : c'est l'adage du président de la République.” Et de souligner le double langage des élus, qui votent la baisse des crédits à Paris, avant de revenir en mairie proposer oralement d'aider les agents privés d'emploi.
RAPPEL DE L'ARTICLE DU 16 novembre 2007.
promesse électorale du Sénateur maire ump de saint andré
MANIFESTATION. DES PRÉCAIRES À SAINT-DENIS
"Attendez d'abord 4-5 mois à l'Assedic..."
Environ 80 agents précaires ont Les agents des collèges et lycées ont manifesté hier devant la préfecture et l'ancien hôtel de ville. Ils fustigent l'incohérence des élus qui votent un budget supprimant les emplois, tout en assurant qu'ils défendront ces emplois.
Jeanine, Laurel et Philippe gardent un souvenir impérissable de leur entrevue récente chez le sénateur-maire Jean-Paul Virapoullé, à l'occasion d'une manifestation syndicale. "Amenez vos CV ; on va essayer de vous intégrer dans la commune de Saint-André", a promis l'élu aux trois Saint-Andréens. Ceux-ci repartent confiants, d'autant plus que la mère de Jeanine fait partie des supportrices du sénateur-maire.
Philippe, CAP de cuisine, amène les papiers dès le
samedi suivant. Pour entendre : "Votre contrat se
termine le 31 janvier. Attendez d'abord 4-5 mois à
l'Assedic. Après, on verra. Peut-être à la cuisine
centrale ou à la crèche... " Dépités, les trois agents
précaires tranchent : "C'est un chargeur d'lo!"
