mardi 5 février 2008

Double language du sénateur maire ump de saint andré et de son fils président de la communauté des communes de l'est


Ils n'ont pas oublié les promesses faites par le sénateur-maire de Saint André.
Trois agents précaires, issus d'établissements saint-andréens, se souviennent d'une entrevue il y a quelques semaines : l'élu leur avait promis qu'il leur trouverait un emploi dans sa mairie. “Qu'il tienne sa promesse !” tonnait hier Christian Picard, secrétaire départemental de la FSU. Jean-Marie Virapoullé, colistier et fils du précédent, a tenté maladroitement d'argumenter : “Si votre combat, c'est d'assurer la pérennisation des emplois dans l'établissement, il ne faut pas nous demander de vous intégrer. Ce serait un constat d'échec.” La parade a déplu au syndicaliste. “Bien sûr qu'on veut rester dans les établissements : on ne se bat pas pour la précarité ! Eux, les précaires, ils veulent travailler : c'est l'adage du président de la République.” Et de souligner le double langage des élus, qui votent la baisse des crédits à Paris, avant de revenir en mairie proposer oralement d'aider les agents privés d'emploi.

RAPPEL DE L'ARTICLE DU 16 novembre 2007.

promesse électorale du Sénateur maire ump de saint andré
MANIFESTATION. DES PRÉCAIRES À SAINT-DENIS

"Attendez d'abord 4-5 mois à l'Assedic..."

Environ 80 agents précaires ont Les agents des col­lèges et lycées ont manifesté hier devant la préfecture et l'an­cien hôtel de ville. Ils fustigent l'incohérence des élus qui votent un budget supprimant les emplois, tout en assu­rant qu'ils défendront ces emplois.


Banderoles au vent et lu­nettes de soleil : ils étaient environ quatre-vingt à mani­fester hier après-midi devant la préfecture, puis à l'ancien hô­tel de ville de Saint-Denis. Des militants du Sgpen-CGTR et de l'Unatos-FSU, et surtout de nombreux agents précaires des collèges et lycées : secrétaires, documentalistes... ainsi que des Tos (techniciens, ouvriers et agents de service) venus dé­tendre les emplois menacés. Officiellement 300 pour les agents administratifs du recto­rat, et un nombre indéterminé chez les Tos.

Jeanine, Laurel et Philippe gardent un souvenir impérissable de leur entrevue récente chez le sénateur-maire Jean-Paul Virapoullé, à l'oc­casion d'une manifestation syndicale. "Amenez vos CV ; on va essayer de vous intégrer dans la commune de Saint-An­dré", a promis l'élu aux trois Saint-Andréens. Ceux-ci repartent confiants, d'autant plus que la mère de Jeanine fait partie des supportrices du sé­nateur-maire.

Philippe, CAP de cuisine, amène les papiers dès le

same­di suivant. Pour entendre : "Votre contrat se

termine le 31 janvier. Attendez d'abord 4-5 mois à

l'Assedic. Après, on verra. Peut-être à la cuisine

centrale ou à la crèche... " Dé­pités, les trois agents

précaires tranchent : "C'est un chargeur d'lo!"