vendredi 18 janvier 2008

LA Réunion SAINT-ANDRE : EMMANUEL SERIACAROUPIN « La Cirest est un club de petits copains »


http://emmanuel-seriacaroupin.blogspot.com/

En se basant sur un document récupéré dans sa boîte aux lettres, Emmanuel Sériacaroupin conteste violemment les recrutements effectués par la Cirest, y voyant du «copinage». Le président de la collectivité ainsi que Cyrille Melchior, directeur financier, se défendent de toute irrégularité.

Il voulait sans doute attaquer l'année en force, alors Emma­nuel Sériacaroupin a sorti des cartouches peu communes : un « document récupéré dans ma boîte aux lettres», selon ses propres termes, qui dresse une liste d'agents de la Cirest censée prouver que la communauté d'agglomération est en réalité «un club de petits copains». Là encore, il s'agit bien entendu d'une expression du candidat socialiste aux municipales de Saint-André.


Sur ce « document», 21 noms « qui montrent bien que beaucoup d'élus font embaucher un voire deux membres de leur famille. Et si ce n'est pas des élus, ce sont des agents communaux ou des proches de maires ou d'adjoints ». Il est ainsi question d'épouses de conseillers municipaux ou d'anciens directeurs généraux, de fils d'agents d'état-civil, de fils de chauffeur, voire de «petite amie de chauffeur».

«Cela nous montre clairement que nous sommes dans un système qui va à l'encontre des Intérêts des jeunes de la Cirest, soutient Emmanuel Sériacarou­pin. C'est du copinage, du favoritisme auquel il faut mettre fin au plus vite».


Mais deux cas choquent particulièrement la section socialiste de Saint-André. D'abord celui de Karl Malbrouck, qui percevrait, selon le « document récupéré dans la boîte aux lettres » un « double salaire » car à la fois « agent à la mairie de Saint-André et directeur de cabinet de la Cirest».


Et surtout, celui de Cyrille Melchior, directeur général adjoint de la Cirest, en charge des finances. « II est à la fois adjoint au maire de Saint-Paul, premier vice-président du conseil général. Il vient parfois une demi-journée ou une journée et se fait accompagner par le chauffeur du conseil général», selon Em­manuel Sériacaroupin. Le «document récupéré dans la boîte aux lettres » est même plus précis : Cyrille Melchior officierait à la Cirest «le lundi et le jeudi» et « à chaque fois qu'il vient travailler, il utilise le chauffeur du cg974», chauffeur qui l'attend toute la journée.

Contactés hier, le président de la Cirest explique que tout « est parfaitement conforme à la léga­lité » tandis que Cyrille Melchior confirme qu'il « occupe bien ce poste depuis août 2004 » et qu'il a, dit-il, « contribué à redresser les finances de la Cirest qui étaient mal en point » (voir par ailleurs).

A l'évidence, Emmanuel Séria­caroupin veut lancer sa campagne sur les chapeaux de roue. Jean-Marie Virapoullé, hier, estimait que « la bassesse de ces attaques politiciennes et le fait de mettre en cause les employés de la Cirest ne grandissent pas M.Sériacaroupin». Faut-il rappe­ler que, si Emmanuel Sériacarou­pin affronte Jean-Paul Virapoul­lé aux municipales, c'est bien le fils, ]ean-Marie, qui sera son ad­versaire dans le troisième canton?


David CHASSAGNE